Fribourg, main dans la main
La cohésion sociale est un fondement non négociable dans la recherche d’une prospérité véritablement durable.

Il n’y a pas de société viable sans solidarité, et le développement économique le plus spectaculaire ne vaut rien s’il ne profite pas au plus grand nombre.
La crise économique de 2008-2009 a été riche d’enseignements sur la marche du monde et sur nous-mêmes. Elle nous a d’abord montré la fragilité d’une économie mondialisée dans laquelle, aujourd’hui, une tempête qui se lève aux Etats-Unis noircit l’horizon jusque dans les Préalpes fribourgeoises.
Ensuite, elle nous a prouvé que le meilleur moyen de faire face à l’adversité est de resserrer les rangs dans une lutte commune et solidaire pour soutenir les personnes et les entreprises les plus exposées. Etat, économie privée et partenaires sociaux ont tiré à la même corde pour sortir de l’ornière. Et avec succès puisque notre canton a été le moins durement touché de Suisse occidentale.
Enfin, cette crise nous a appris que de toute épreuve on peut tirer des opportunités puisque l’unité et la mobilisation fribourgeoises ont permis, à cette occasion, de lancer des mesures et des projets destinés à renforcer sensiblement la compétitivité à long terme de notre canton. Je pense à la concrétisation du projet RER Fribourg/Freiburg ; au lancement du projet de réseau de fibres optiques ; à la mise en place du Fonds Seed Capital ou, encore, au Fonds à l’innovation, autant «d’enfants de la crise» qui rendent désormais notre canton plus fort, plus compétitifs.
Surtout, cette crise nous a rappelé l’importance de rester toujours à l’avant-garde en matière de cohésion et de justice sociales. Et la lutte contre le chômage est à ce titre une priorité absolue des missions de l’Etat.
Pour ce faire, la nouvelle Loi sur le marché du travail, entrée en vigueur au début de l’année, nous offre déjà une palette d’outils très efficaces pour garantir un marché du travail équilibré et venir en aide aux entreprises et aux personnes en difficulté.
Plusieurs mesures inaugurées dans le cadre de notre Plan de relance ont aussi été reconduites au vu de leur succès. Je pense par exemple aux Allocations d’insertion pour les Jeunes ayant terminé leur formation professionnelle (AIPJ) qui ont déjà permis à 200 jeunes d’éviter le chômage.
Fort de cette expérience, je veux m’engager encore pour que notre canton continue à innover pour développer des instruments d’insertion et de réinsertion toujours plus efficaces, en particulier en faveur des jeunes.